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Des vaches mises au pré dans le parc de Noisiel

Deux vaches de race nantaise sont installées pour quelques semaines dans le parc de Noisiel, dans le cadre de la gestion écologique des espaces verts du Val Maubuée.

Dans le cadre de sa gestion différenciée des espaces verts, la Communauté d’agglomération de Marne-la-Vallée/Val Maubuée expérimente depuis plusieurs années la gestion pastorale, limitant ainsi le fauchage mécanique et favorisant la biodiversité.

Après un premier troupeau d’une quinzaine de brebis en pâture autour de l’Étang de Beaubourg à Croissy en 2011, c’est au tour de deux belles vaches de race nantaise de venir savourer, en cette fin de mois d’août, l’herbe du parc de Noisiel, pour une durée de deux à trois mois. Les jardiniers de l’agglomération ont été mobilisés pour installer une clôture dans la prairie de l’ancien stade de rugby du Parc de Noisiel, afin de permettre l’arrivée, le 28 août dernier, de Florette (quatre ans, robe gris clair) et Guérande (trois ans, robe froment), sous la conduite de l’entreprise Robert paysagiste/Marne-la-Vallée, partenaire de l’opération.

Dès leur arrivée, un vacher a surveillé de façon assidue leur adaptation à leur nouvel environnement et c’est lui qui continuera de prendre en charge leur soin quotidien.

La présence de ces deux bovins offre de nombreux avantages et apporte une valeur écologique à l’entretien et à la gestion du parc de Noisiel : le moindre tassement du sol par rapport aux engins mécaniques et la réduction du bruit et de la pollution.

Cette expérimentation participe également de la sauvegarde de cette espèce qui était menacée d’extinction puisque dans les années 80, on ne comptait plus que 45 spécimens. Un effectif qui est remonté à 815 bêtes en 2009, grâce à un plan de sauvegarde mis en place en 1991.

Et cette histoire de Noisiel - retrouvant son caractère agricole d’autrefois - pourrait bien être marquée par une charmante conclusion à l’automne, puisque Florette, en gestation, devrait mettre bas dans le pré au mois de novembre.

Pour tout renseignement, contacter le service des parcs et forêts de la communauté d’agglomération.
Tél. 01 60 37 24 42.

Pour en savoir plus sur la race nantaise
La race bovine nantaise porte une robe froment à gris clair et a des muqueuses foncées. Le mufle est noir auréolé de clair et le tour des yeux est plus sombre. Le taureau est plus foncé (gris-brun) que la vache.

Elle est de taille moyenne, avec une bonne ossature et de bons aplombs. Sa docilité et sa dureté au travail en ont fait dès l’origine une race mixte, élevée pour sa force de travail, sa viande et son lait.

Race rustique à croissance lente, elle est adaptée à un milieu humide et pauvre (prairies inondables, marais) et valorise des fourrages grossiers et de la végétation ligneuse refusés par les autres races : elle ménage notamment des zones rases appréciées de l’oie cendrée et des zones herbues, refuges de plantes protégées.

Aujourd’hui, les éleveurs qui la choisissent le font par amour de cette race (900 vaches dans 97 élevages en 2010). Ils produisent de la viande en élevage extensif en plein air et fonctionnement autonome. Sa rentabilité vient de la mise en valeur de terres inutilisées.